Liberté. Ce mot qui était signification de promesse d'une vie meilleure est aujourd'hui celui qui m'ôte un grand poids du coeur. Libre au sens que je ne suis plus enchaînée à des paroles. Mon bouclier est presque achevé, et les pauvres gens qui veulent entrer dans mon âme pour y faire régner le désordre et la destruction n'y ont plus accès. Leurs paroles ricochent sur mon corps, glisse le long de la muraille que je me suis forgée contre eux. Je peux lire leurs textes plein de rage, je peux écouter leurs faux reproches, je peux réaliser à quel point ils me cherchent, à quel point ils cherchent ma colère. Mais plus jamais je ne serais hors de moi par leur faute. Car je les vois de loin, avec du recul. Je les vois, essayant d'enfoncer leurs doigts dans ma chair pour me faire souffrir, mais leurs efforts sont maintenant vains, ils ne m'atteignent plus.
Leurs attaques se retrouvent face à une pierre, rebondissent et finiront par se retourner contre eux. M'immuniser fut en fait chose simple, il m'a juste fallut du temps pour comprendre. Je me sens libre. Libre, et fière.